Boyhood
Réalisation
Acteurs
avec Patricia Arquette, Ethan Hawke, Ellar Coltrane, Lorelei Linklater, Charlie Sexton, Steven Prince, Libby Villari, Marco Perella, Andrew Villarreal, Jamie Howard, Zoë Graham, Sinjin Venegas, Nick Krause, Derek Chase, Jennie Tooley, Richard Jones, Karen Jones, Brad Hawkins, Tom McTigue, Sam Dillon, Ryan Power, Barbara Chislom, Cassidy Johnson, Cambell Westmoreland, Bill Wise, Jesse Tilton, Cynthia Robichaux, Maximillian McNamara, Taylor Weaver, Jessi Mechler, Roland Ruiz, Jennifer GriffinPitch
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Acteurs :
- : Olivia
- : Le père
- : Mason
- : Samantha
- : Jimmy
- : Ted
- : Grand-mère
- : Bill Wellbrock
- : Randy
- : Mindy
- : Sheena
- : Chase
- : Charlie
- : Steve
- : Annie
- : Cliff
- : la mère d'Annie
- : Jim
- : Monsieur Turlington
- : Nick
- : Paul
- : Carol
- : Abby
- : Kenny
- : Oncle Steve
- : April
- : le patron de Mason
- : Dalton
- : Barb
- : Nicole
- : Enrique
- : Madame Darby
Equipe du film :
- : Richard Linklater
- : Richard Linklater
- : Shane F. Kelly
- : Lee Daniel
- : Rodney Becker
- : Kari Perkins
- : Sandra Adair
- : Randall Poster
- : Richard Linklater
- : Cathleen Sutherland
- : John Sloss
- : Jonathan Sehring
Date de sortie :
- 16/07/14
Informations techniques :
- Couleur
- Long metrage
- Anglais
Thèmes
Ils en parlent
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Première
" Ce long voyage explore avec une grande finesse et une précision quasi documentaire le devenir adulte. (...) Richard Linklater a créé, sur un canevas simplissime, une œuvre extraordinaire, absolument inédite. (...) Le réalisateur de la trilogie des Before a patiemment capté les choses de la vie par petites touches, avec un script minimaliste qui lui a permis de s’adapter aux acteurs dont il a filmé l’évolution et le vieillissement. À partir de cette décennie de rushes obtenus à intervalles très espacés, avec une intelligence insensée du montage, il est parvenu à insuffler au résultat final une cohérence et une fluidité incroyables."
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Cahiers du Cinéma
" Aussi documentaire qu’expérimental, Boyhood dépasse brillamment ce dispositif par le récit, ne sacrifiant pas le plaisir au concept, liant cette séduction à notre expérience vécue. L’effet envoûtant peut paraître paradoxal tant Boyhood dégage une impression de calme."
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Cinématraque.com
" Si la dimension documentaire est évidente, dans le principe du récit, mais aussi dans sa dimension quasi autobiographique (Linklater filme sa propre fille, fait tourner son alter ego Ethan Hawke, et son personnage choisit de devenir artiste), Boyhood s’ouvre à d’autres genres cinématographiques, la chronique sociale, et même le burlesque. C’est également un document sur la décennie précédente, ses modes vestimentaires, sa musique, les phénomènes culturels qui l’ont traversée (...)
Plus qu’un film, Linkltater offre aux spectateurs un bout d’humanité. Lorsque vient le moment de partir, on ressent le même sentiment d’abandon que celui éprouvé par Patricia Arquette voyant Mason quitter la maison, et il est difficile de ne pas lire, dans l’utilisation de la chanson Hero (Family of The Year), le sentiment du réalisateur face à ce gamin devenu acteur devant sa caméra. Le personnage autant que son interprète doivent alors s’émanciper et trouver leur propre voie. Richard Linklater n’a peut-être jamais signé de véritables chef-d’oeuvres, mais il livre, avec Boyhood, un grand film sur ce qui détermine, simplement, un être humain."
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Les Inrockuptibles
" Synthèse d’une œuvre très diverse qui, au gré de ses éparpillements, s’est trouvé des obsessions : l’exploration d’une américanité populaire et suburban (Slacker, Dazed and Confused) ou parfois plus reculée (Bernie) mêlant la comédie à l’étude sociale ; mais aussi une poursuite bravache de l’écoulement du temps au-delà de l’échelle permise par le cinéma.
Bien sûr, la question centrale de la série des Before, c’est aussi celle de Boyhood, avec l’idée de faire bloc : douze ans de tournage chevillés au même jeune garçon (de 6 à 18 ans), pour un seul film de 2 h 45.(...) une certaine transcendance du vieillissement court dans le film : le regard profond d’Ellar Coltrane contemple avec un beau détachement les transformations de son propre corps, comme s’il se contenait toujours entièrement, de l’enfant à l’adulte, indifférent à l’état passager du temps (...)
A raison d’une poignée de séquences par an, le film de Linklater forme une suite d’instantanés plutôt qu’une continuité fluide : pas un film-fleuve mais un film-album photo, qui effeuillerait une enfance au gré des retrouvailles annuelles (...) toute la belle délicatesse de Boyhood tient dans l’humilité avec laquelle Linklater, malgré son dispositif inédit (...), ne cède jamais à la tentation de la grande scène (...) Il sinue dans l’enfance avec l’irrégularité hasardeuse de la mémoire : ici une rupture amoureuse, là un match de base-ball, là encore un catalogue de sous-vêtements féminins, etc.
Linklater, dans la tradition indé américaine, n’a jamais été tant le grand maître que l’oncle bienveillant, mauvais client pour les ambitions déplacées, qui se transforment toujours chez lui en petites choses tranquilles. Boyhood est à cette image : sans gloutonnerie, sympathique et serein."










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