Films

3 coeurs{3 coeurs}

Réalisation

de Benoît Jacquot - France - 2014 - 1h46min

Acteurs

avec Benoît Poelvoorde, Charlotte Gainsbourg, Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve, Patrick Mille

Pitch

Dans une ville de province, une nuit, Marc rencontre Sylvie alors qu’il a raté le train pour retourner à Paris. Ils errent dans les rues jusqu’au matin, parlant de tout sauf d’eux-mêmes, dans un accord rare. Quand Marc prend le premier train, il donne à Sylvie un rendez-vous, à Paris, quelques jours après. Ils ne savent rien l’un de l’autre. Sylvie ira à ce rendez-vous, et Marc, par malheur, non. Il la cherchera et trouvera une autre, Sophie, sans savoir qu’elle est la sœur de Sylvie… Le film "3 coeurs" était en compétition à la Mostra de Venise 2014.

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Acteurs :

Equipe du film :

  • : Benoît Jacquot
  • : Benoît Jacquot
  • : Julien Boivent
  • : Bruno Coulais
  • : Julia Gregory
  • : Julien Hirsch
  • : Alice Girard
  • : Edouard Weil

Date de sortie :

  • 17/09/14

Informations techniques :

  • Couleur
  • Long metrage
  • Français

Bandes annonces et photos

Bandes annonces

Ils en parlent

  • Les Inrockuptibles

    L’auteur de La fille seule réinvente le mélodrame en le dégraissant de ses méchants. Et filme les acteurs comme personne.

    Pour son avant-dernier film et ultime grand œuvre, La Femme d’à côté (1981), François Truffaut avait inventé le personnage de Mme Jouve, interprété par Véronique Silver : une femme mûre, portant sur son corps les traces d’une ancienne passion, qui voit et comprend tout, véritable radar amoureux, alors qu’elle a elle-même quitté la table depuis fort longtemps. Ce personnage sublime, à la fois témoin muet et coryphée, Benoît Jacquot se l’approprie et l’offre à Catherine Deneuve, reine mère aux aguets, à laquelle personne ne dit rien mais qui devine tout.

    Mais qu’y a-t-il à comprendre, au juste ? Que chaque rencontre amoureuse est un miracle, un moment suspendu, risque maximum et gain peut-être infini, une nuit pascalienne, littéralement hors sol, telle que l’éprouvent Benoît Poelvoorde et Charlotte Gainsbourg dans le premier mouvement du film.

    Après, pour que le mélodrame s’enclenche, encore faut-il que la vraie vie vaille la peine d’être menée, plus écrin que corset, passionnante et complète, pas plus aliénante qu’une autre, mais hantée par les objets et les signes d’un glissement de terrain toujours possible. Le point essentiel, celui que le film respecte à la lettre, c’est que ce n’est la faute de personne.

    Lire la suite de la critique sur lesinrocks

    Frédéric Bonnaud, Les Inrockuptibles
  • Télérama

    Télérama

    On dirait une nouvelle de la littérature française du xixe siècle, un écrit méconnu ou demeuré inédit de Maupassant ou Barbey d'Aurevilly : un homme fou d'amour pour une femme envolée, épousant, sans le savoir, la soeur de sa bien-aimée... Si pareille nouvelle avait existé, François Truffaut l'eût probablement adaptée. Truffaut à qui Benoit Jacquot ne dédie pas ouvertement son film, mais à qui il rend, visiblement, hommage : musique lyrique, très Georges Delerue, signée Bruno Coulais ; voix off qui commente les soubresauts sentimentaux des personnages ; fondus au noir, utilisés comme des signes de ponctuation. Sans oublier une fascination pour la sororité. François Truffaut avait aimé travailler avec les soeurs les plus célèbres du cinéma français de son temps : Françoise Dorléac (La Peau douce) et Catherine Deneuve (La Sirène du Mississippi et Le Dernier Métro). Et il avait fait de l'attirance d'un jeune homme, Jean-Pierre Léaud, pour deux soeurs le coeur d'un de ses films les moins appréciés, à l'époque : Les Deux Anglaises et le Continent...

    Benoit Jacquot, très en forme depuis quelque temps, filme, de plus en plus, en clinicien : les couloirs de Versailles à la veille de la Révolution dans Les Adieux à la reine, par exemple. Ici, c'est sur la province qu'il pose son regard affûté : rues désertes et ennuyeuses où, une nuit, Benoît Poelvoorde rencontre une sorte de fantôme d'amour, qu'il perdra, par la faute d'un destin contraire, sans pouvoir l'oublier jamais ; interminables (et probablement succulents) repas, concoctés par Catherine Deneuve, qui comprend tout, mais ne dit rien, héritière moderne de ces bourgeoises effrayantes à la Mauriac ; homme politique plus ou moins corrompu, que le héros va combattre, comme pour mieux lutter contre le désarroi de sa propre vie.

    Au moyen de plans-séquences précis, habiles, le cinéaste détaille ces codes, ces rituels. Et les dynamite avec un plaisir pervers en observant l'inévitable implosion de son curieux trio. D'un côté, l'homme, jouet du destin qu'il se forge, interprété par Benoît Poelvoorde (il n'est pas toujours convaincant, hélas : on le préfère dans des rôles à la gravité moins apparente, moins soulignée). De l'autre, deux femmes, superbes et fascinantes. Mais aussi agaçantes l'une que l'autre : la soeur-épouse (Chiara Mastroianni), parce qu'elle reste sans cesse, et la soeur-amante (Charlotte Gainsbourg), parce qu'elle part toujours. Elles sont les deux facettes d'une femme idéale, une femme qui n'existe pas, bien sûr, ce qui rend dérisoire et émouvante l'obstination du héros à vouloir les aimer l'une après l'autre. Benoit Jacquot, qui aime mêler les genres et brouiller les pistes, insuffle ce qu'il faut d'ironie dans la brutalité du regard qu'il pose sur ces gens et ce monde. Par l'efficacité de sa mise en scène, ce mélo — et même ce méli-mélo — devient un drame, voire une (mini)tragédie dont on ne sait trop s'il la veut insoutenable ou légère. D'où ce dénouement — une scène qui aurait pu être, mais ne sera jamais — qu'il filme comme il aime faire : entre réalisme et onirisme, exactement.

    Pierre Murat, Télérama

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notes :

7/10

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  • [email protected] au sujet de : Les Adoptés

      8/10

    Il y a quelque chose de douillet, dans le film,qui est montré au début, et ce dans une invitation à partager les moments intimes des protagonistes. J'ai beaucoup aimé les différents décors, chaque intérieur en reflet des personnages qui l'habitent, la tapisserie fantasmagorique de la chambre du petit garçon, la librairie où se réfugier en cas de pluie, pour y acheter des nouvelles de Raymond Carver par exemple. Toutes ces univers et ces relations sont crédibles, l'amour sororel, la maman célibataire et son fils, la tante et le neveu, tout est juste,pour moi dans la façon de rendre ces relations aimantes, tendres,particulières et puis la soeur rencontre quelqu'un et c'est la passion et c'est merveilleux mais angoissant aussi, et puis il y a le drame et puis quelque chose de l'ordre de la réparation.J'ai beaucoup aimé ce film, la justesse des personnages,leur psychologie,comment ils sont filmés,mais aussi la musique, les décors. Tout contribue à nous emmener ailleurs, et endedans de soi, dans le meilleur.