Films

Le sel de la terre{The Salt of the Earth}

Réalisation

de Juliano Ribeiro Salgado, Wim Wenders - Brésil - 2014 - 1h50min

Acteurs

avec Sebastião Salgado, Wim Wenders, Juliano Ribeiro Salgado

Pitch

Depuis quarante ans, le photographe Sebastião Salgado parcourt les continents sur les traces d’une humanité en pleine mutation. Alors qu’il a témoigné des événements majeurs qui ont marqué notre histoire récente : conflits internationaux, famine, exode… Il se lance à présent à la découverte de territoires vierges aux paysages grandioses, à la rencontre d’une faune et d’une flore sauvages dans un gigantesque projet photographique, hommage à la beauté de la planète. Sa vie et son travail nous sont révélés par les regards croisés de son fils, Juliano, qui l’a accompagné dans ses derniers périples et de Wim Wenders, lui-même photographe.

voir la fiche technique

Acteurs :

  • : lui-même
  • : lui-même / narrateur
  • : lui-même / narrateur

Equipe du film :

  • : Juliano Ribeiro Salgado
  • : Wim Wenders
  • : Wim Wenders
  • : Juliano Ribeiro Salgado
  • : David Rosier
  • : Camille Delafon
  • : Hugo Barbier
  • : Juliano Ribeiro Salgado
  • : Laurent Petitgand
  • : Maxine Goedicke
  • : Rob Myers
  • : David Rosier
  • : Lélia Wanick Salgado
  • : Andrea Gambetta
  • : Christine Ponelle
  • : Wim Wenders

Date de sortie :

  • inédit

Informations techniques :

  • Couleur
  • Long metrage
  • Anglais, Français, Portuguese

Bandes annonces et photos

On vous en parle

  • La sélection du mois de mars 2015

    Comme le veut la tradition, nous vous proposons chaque mois une sélection des meilleures nouveautés sur Universciné. Au programme ce mois-ci, un chef d'oeuvre venu tout droit de Russie (Prix du scénario - Cannes 2014), un documentaire signé Wim Wenders (César 2015 du meilleur documentaire), une poésie visuelle par Naomi Kawase, un documentaire belge bouleversant ou encore un film d'horreur méconnu mais carrément génial signé Bigas Luna (Corbeau d'Or - BIFFF 1988).

    lire la suite

Ils en parlent

  • Première

    Première

    " Wim Wenders tenait un sujet en or. Et le résultat est rien moins qu’excellent.

    (...) Une expérience humaine extraordinaire en forme de voyage qui exalte, bouleverse et horrifie, avant de finir sur une note optimiste."

    Gérard Delorme, Première
  • Télérama

    Télérama

    " ... C'est, donc, un alter ego à qui il rend hommage, aujourd'hui, dans ce documentaire : à un voyageur, à un aventurier, à un découvreur qui, aussi bien que lui, sait exalter et manier l'espace. A plusieurs reprises, avec tendresse, il filme le visage de son vieux copain qui se projette sur ses clichés d'autrefois. Est-ce pour nous en signaler quelque beauté secrète ou parce qu'il découvre, soudain, en cet instant, un détail oublié ? Que viennent faire ces chaussures, par exemple, dans cette échoppe de cercueils de l'extrême nord brésilien ?...

    (...) Les albums se succèdent, ainsi, fruits de longs efforts : ceux sur l'Amérique latine, le Sahel ou les exodes forcés des populations opprimées... La force de certaines photos saisit (...) Sebastião Salgado semble constamment opposer la beauté de la nature aux efforts inouïs des hommes pour l'anéantir. S'autodétruire. Et la sérénité du regard de Wenders laisse espérer, sans trop y croire, que le Mal, un jour, sera vaincu par le Beau...

    Sur l'association délicate qui lie, aujourd'hui, le photographe, devenu spécialiste de la reforestation brésilienne, à un groupe réputé pour ses méthodes anti-écologiques, le film demeure étrangement muet. Wim Wenders évite soigneusement tout ce qui pourrait fâcher. Il reste jusqu'au bout admiratif, fraternel et hagiographe."

    Pierre Murat, Télérama
  • Le Figaro

    " C'est un documentaire qui (...) charme et captive comme un grand drame romanesque, déployé sur tous les continents, autour d'un personnage héroïque (...) sa vie offre une matière dramatique (...) magnifiquement travaillée pour rendre à la fois l'expérience intime de l'artiste et la violente épopée du monde dans laquelle il s'est jeté.

    Économiste de formation, gauchiste dans le Paris des années 1968, Salgado a sillonné la terre en aventurier engagé, affrontant les guerres, les exodes, les famines, jusqu'à en être dévasté lui-même. Comme l'était la forêt brésilienne de son enfance. Alors, avec sa femme, il a commencé à replanter quelques arbres. Pour guérir. Le film s'achève sur cette renaissance, d'un homme et d'une forêt. C'est beau comme une légende. Sage comme la Terre mère. Et vivant comme l'esprit qui pousse à créer et à aimer."

    Marie-Noëlle Tranchant, Le Figaro
  • Critikat.com

    " À ceux qui ne connaîtraient pas le travail de Sebastião Salgado, Le Sel de la terre pourrait s’envisager comme une excellente porte d’entrée. Pour une bonne part, le film se concentre sur les livres marquants réalisés par Salgado ces trente dernières années. Tandis que le photographe feuillette ses ouvrages, chronologiquement, il revient sur les souvenirs attachés à certains clichés, le modus operandi qui fut le sien et surtout le contexte qui permet de saisir, derrière l’image, la réalité historique dans sa crudité la plus obscène.

    Des mines d’or de Serra Pelada (50 000 hommes fourmillant dans un gouffre à la recherche d’une pépite), aux camps de réfugiés d’Éthiopie durant la famine, en passant par les exodes rwandais et yougoslaves, le travail de Salgado s’ancre dans la diversité des destinées humaines. Diversité apparente, car les douleurs africaines et européennes se répondent, démontrant, s’il en était besoin, l’universalisme de la race humaine face à la guerre, la peur et la mort.

    Au fil de la découverte de ses photographies, on ne peut qu’être ému, bouleversé, révolté. Sans doute l’accumulation des clichés n’offre que très peu de place au spectateur pour laisser libre cours à sa capacité critique, tant la vague émotionnelle est forte (...) Les cadrages, le choix du noir et blanc, tout concourt chez Salgado à créer un spectacle du beau, risquant d’en oublier la dimension dramatique ou d’en gommer l’authenticité. Ces critiques, nombreuses à partir des années 2000, ne sont jamais évoquées par Wenders.

    Il est dommage que Le Sel de la terre ne donne pas la parole à Salgado pour justifier ses partis pris formels, tant ils sont intrinsèquement liés à la réception qu’on a des œuvres et sujet fondamental des polémiques autour de son travail. Exit donc une quelconque réflexion plastique, le documentaire se veut une présentation laudative et aucunement critique.

    Si l’on peut admettre le choix de ne pas questionner l’œuvre de Salgado (à chacun de se faire son idée), Le Sel de la terre change de braquet dans sa dernière partie, délaissant les photographies du Brésilien pour s’intéresser à son ultime engagement : la protection de la nature (...) Ce revirement personnel du photographe (...) opère un changement de ton radical dans le documentaire (...) on assiste à l’édification d’une utopie, à travers la reforestation de la ferme familiale des Salgado (...) et ce nouveau dessein, aussi louable soit-il (et a priori efficace), brise nettement le film en deux : un avant humaniste voué à l’échec et un après où la nature seule pourrait sauver le monde. Très naïve, à l’aune des images que Le Sel de la terre a distillé durant plus d’une heure, cette conclusion se double d’une moralisation inattendue et quelque peu déséquilibrée. Une fin qui édulcore le spectacle de l’autodestruction humaine, cœur thématique de l’œuvre de Salgado."

    Ursula Michel, Critikat.com
  • Le Point

    " Ce portrait réussit à accompagner le Brésilien dans son travail tout en retraçant quarante ans d'une carrière marquée par de grands cycles : Autres Amériques, Sahel, L'homme en détresse, La main de l'homme, Exodes, Genesis... À l'évidence complice - Wenders, secondé par le fils de Salgado, prend le temps de comprendre un homme qui, écoeuré par la mort, la violence des hommes, s'est tourné vers la nature et sa préservation avec sa fondation Terra Nova. Un très beau voyage qui redonne une certaine humanité au mythe Salgado."

    François-Guillaume Lorrain, Le Point

Vous en parlez

Affiche

produits

louer 48h

  • windows
  • mac
  • vo (0.7 GB)

notes :

10/10

Inscrivez-vous à la newsletter

Inscrivez-vous à la newsletter

A la une

Restez connectés sur UniversCine Belgium

Top

Top des ventes

Communauté

Faites votre cinéma

  • [email protected] au sujet de : Les Adoptés

      8/10

    Il y a quelque chose de douillet, dans le film,qui est montré au début, et ce dans une invitation à partager les moments intimes des protagonistes. J'ai beaucoup aimé les différents décors, chaque intérieur en reflet des personnages qui l'habitent, la tapisserie fantasmagorique de la chambre du petit garçon, la librairie où se réfugier en cas de pluie, pour y acheter des nouvelles de Raymond Carver par exemple. Toutes ces univers et ces relations sont crédibles, l'amour sororel, la maman célibataire et son fils, la tante et le neveu, tout est juste,pour moi dans la façon de rendre ces relations aimantes, tendres,particulières et puis la soeur rencontre quelqu'un et c'est la passion et c'est merveilleux mais angoissant aussi, et puis il y a le drame et puis quelque chose de l'ordre de la réparation.J'ai beaucoup aimé ce film, la justesse des personnages,leur psychologie,comment ils sont filmés,mais aussi la musique, les décors. Tout contribue à nous emmener ailleurs, et endedans de soi, dans le meilleur.