Films

Still the water{Futatsume no mado}

Réalisation

de Naomi Kawase - Japon - 2014 - 2h01min

Acteurs

avec Nijirô Murakami, Jun Yoshinaga, Miyuki Matsuda, Tetta Sugimoto, Makiko Watanabe, Jun Murakami, Fujio Tokita

Pitch

Sur l¹île d'Amami, les habitants vivent en harmonie avec la nature, ils pensent qu'un dieu habite chaque arbre, chaque pierre et chaque plante. Un soir d'été, Kaito, découvre le corps d¹un homme flottant dans la mer, sa jeune amie Kyoko va l'aider à percer ce mystère. Ensemble, ils apprennent à devenir adulte et découvrent les cycles de la vie, de la mort et de l'amour…

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Acteurs :

  • : Kaito
  • : Kyôko
  • : Isa
  • : Tetsu
  • : Misaki
  • : Atsushi
  • : Kamejiro

Equipe du film :

  • : Naomi Kawase
  • : Naomi Kawase
  • : Yutaka Yamazaki
  • : Kenji Inoue
  • : Tina Baz
  • : Naomi Kawase
  • : Hashiken
  • : Naomi Kawase
  • : Masamichi Sawada
  • : Takehiko Aoki
  • : Luis Miñarro
  • : Yuko Naito
  • : Nobuya Wazaki
  • : Anne Pernod-Sawada
  • : Masanori Miyata
  • : Masahiko Mizuguchi
  • : Olivier Père

Date de sortie :

  • 29/10/14

Informations techniques :

  • Couleur
  • Long metrage
  • Japanese

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On vous en parle

  • La sélection du mois de mars 2015

    Comme le veut la tradition, nous vous proposons chaque mois une sélection des meilleures nouveautés sur Universciné. Au programme ce mois-ci, un chef d'oeuvre venu tout droit de Russie (Prix du scénario - Cannes 2014), un documentaire signé Wim Wenders (César 2015 du meilleur documentaire), une poésie visuelle par Naomi Kawase, un documentaire belge bouleversant ou encore un film d'horreur méconnu mais carrément génial signé Bigas Luna (Corbeau d'Or - BIFFF 1988).

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Ils en parlent

  • Première

    Première

    " A quoi ressemblerait Totoro sans les Yokaï, sans le glissement fantastique et ces nounours qui peuplent les bois ? A quoi pourrait bien ressembler le chef d’œuvre de Miyazaki si la gamine avait compris que sa mère allait mourir d’un cancer et qu’elle allait devoir apprendre à gérer ça toute seule ? Réponse : il ressemblerait à Still the Water. Nouvel opus cannois de Naomi Kawase, le film poursuit son exploration spectrale du japon et chante une fois de plus l’élégie d’une époque où l’homme et les Dieux cohabitaient harmonieusement (c’est le sens de l’ouverture, collage d’images poétique). C’est beau comme du Malick nippon (la nature qui s’éveille, la danse du soleil entre les doigts, tout ça tout ça), mais cette fois-ci avec un poil d’émotion supplémentaire, ce qui change beaucoup de choses… Objectivement, Still the Water raconte l’histoire de Kyoko, gamine dont la mère chamane est en train de mourir. Son petit ami Kaiko, gamin neurasthénique, découvre le même soir un cadavre dans la mer et les infidélités de sa maman… Mais symboliquement, le film caresse la difficulté pour l’homme de vivre avec la nature, avec l’idée de sa finitude et le secours que peut apporter l’imaginaire. Fine observatrice des rituels (on tue beaucoup de chèvres chez Kawase), la cinéaste embrasse les existences de ses personnages avec une infinie douceur, filme la mort comme un voyage magnifique et dénoue les histoires de familles, les filiations trouées et le passage à l’âge adulte. Surtout, elle capte comme personne l’averse, la vague qui se brise sur un rocher ou le souffle de la montagne, échos d’un temps enfui qui peuvent faire renaître l’espoir. "

    Gaël Golhen, Première
  • Libération

    " Depuis plusieurs films, le cinéma de Kawase se trouvait, lui, sur ce seuil étranglé entre son propre académisme et le sublime. Si Still the Water se défait et se purge du premier pour toucher au second sur presque toute la durée de sa deuxième heure, c’est comme par le franchissement fluide de paliers progressifs. D’électrisantes montées en régime qui font décoller le film avec une fluidité très sereine, et qui l’investissent chaque fois d’une charge émotionnelle plus enjôleuse, dans un glissement vers sa transe."

    Julien Gester, Libération

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      8/10

    Il y a quelque chose de douillet, dans le film,qui est montré au début, et ce dans une invitation à partager les moments intimes des protagonistes. J'ai beaucoup aimé les différents décors, chaque intérieur en reflet des personnages qui l'habitent, la tapisserie fantasmagorique de la chambre du petit garçon, la librairie où se réfugier en cas de pluie, pour y acheter des nouvelles de Raymond Carver par exemple. Toutes ces univers et ces relations sont crédibles, l'amour sororel, la maman célibataire et son fils, la tante et le neveu, tout est juste,pour moi dans la façon de rendre ces relations aimantes, tendres,particulières et puis la soeur rencontre quelqu'un et c'est la passion et c'est merveilleux mais angoissant aussi, et puis il y a le drame et puis quelque chose de l'ordre de la réparation.J'ai beaucoup aimé ce film, la justesse des personnages,leur psychologie,comment ils sont filmés,mais aussi la musique, les décors. Tout contribue à nous emmener ailleurs, et endedans de soi, dans le meilleur.