Films

Angoisse{Angustia}

Réalisation

de Bigas Luna - Espagne - 1987 - 1h26min

Acteurs

avec Zelda Rubinstein, Michael Lerner, Talia Paul, Àngel Jové, Clara Pastor, Isabel Garcia Lorca, Nat Baker

Pitch

Deux lycéennes, Patty et Linda, assistent, en dégustant du pop-corn, a la séance en matinée d'un film d'horreur. Sur l'écran, Alice a l'aide de ses pouvoirs hypnotiques tente de sauver son fils John qui devient aveugle. Elle le pousse a sortir pour se venger de sa cécité en allant recueillir les yeux des victimes qu'il égorge sauvagement. Patty, dégoûtée, se précipite aux toilettes. Elle y trouve un homme au comportement bizarre. Sur l'écran, John se rend dans un cinéma de quartier ou l'on joue un classique de l'horreur, dans l'intention de compléter sa collection...

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Acteurs :

Equipe du film :

  • : Bigas Luna
  • : Bigas Luna
  • : Michael Berlin
  • : José Manuel Pagán
  • : Josep M. Civit
  • : Tom Sabin
  • : Felipe de Paco
  • : Consol Tura
  • : Pepón Coromina
  • : George Ayoub
  • : Andreu Coromina
  • : Xavier Visa

Date de sortie :

  • inédit

Informations techniques :

  • Couleur
  • Long metrage
  • Anglais, Espagnol

Bandes annonces et photos

On vous en parle

  • La sélection du mois de mars 2015

    Comme le veut la tradition, nous vous proposons chaque mois une sélection des meilleures nouveautés sur Universciné. Au programme ce mois-ci, un chef d'oeuvre venu tout droit de Russie (Prix du scénario - Cannes 2014), un documentaire signé Wim Wenders (César 2015 du meilleur documentaire), une poésie visuelle par Naomi Kawase, un documentaire belge bouleversant ou encore un film d'horreur méconnu mais carrément génial signé Bigas Luna (Corbeau d'Or - BIFFF 1988).

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Ils en parlent

  • Critikat.com

    Combien sommes-nous à considérer la salle de cinéma comme un refuge, un espace isolé, paisible et feutré qui protège des agressions de l’extérieur ? À ceux-là, on conseillera l’expérience d’Angoisse, un film d’horreur qui répond avec pragmatisme à l’impératif de la peur au cinéma. Ressentir de l’anxiété pour un personnage de slasher est une chose, mais le danger est souvent atténué par la distanciation qui s’installe entre l’écran et le spectateur : autre terres, autres mœurs, en somme.

    À première vue, Angoisse ne révèle rien d’autre qu’un hommage un peu vain : sa situation initiale fait d’une mère (Zelda Rubinstein) un tyran et de son fils (Michael Lerner) un meurtrier, comme dans le Psychose d’Hitchcock. Le film, écrit lors d’un séjour à Los Angeles, témoigne toute l’estime que Bigas Luna porte auxslashers outre-Atlantique, lui qui devrait être plus proche des gialli européens. Mais le décor (créé par Gaudí) de la scène d’introduction, ainsi que l’inquiétude sourde diffusée par la mère du tueur, annoncent d’emblée un délire baroque qu’une réalisation plutôt conventionnelle ne laissait pas entrevoir. Ainsi, une scène d’hypnose prodiguée par la mère à son fils le transforme en tueur, mais fait aussi de l’écran un miroir, et du spectateur un voyeur de sa propre insécurité (...).

    En superposant les écrans, Bigas Luna pioche à la fois dans Fenêtre sur cour et dans Les Griffes de la nuit, Wes Craven rendant lui-même un hommage à Angoisse dans Scream 2. Loin d’être une simple pirouette scénaristique, la mise en abyme est pour Luna l’occasion d’une expérience complète. En montrant tantôt des meurtres, tantôt des images de spectateurs mal à l’aise, Bigas Luna pousse au mimétisme et à l’immersion. Quand l’écran se change en un miroir, c’est pour mieux enfermer dans cette boîte qu’on croyait refuge, et alors l’angoisse sourd effectivement. Dommage que le DVD soit amputé du fameux carton d’introduction qui qualifiait le film de « dangereux » en raison de cette expérience complète. En plus, fermer les yeux n’y change rien, puisque le réalisateur a ajouté à son film des sons subliminaux pour que le public se sente un peu plus mal à l’aise (...).

    On aurait de toute façon bien tort de détourner le regard, tant la photographie adopte elle aussi le jeu du concept à l’origine d’Angoisse : si les deux actions parallèles se distinguent d’abord par des codes visuels très contrastés (tranchant du thriller d’un côté, exubérance du slasher de l’autre), ceux-ci tendent à se rejoindre au fur et à mesure de l’avancée de l’action. Le meurtrier perd progressivement la vue, il en va de même pour le spectateur et ses repères. Autre moyen d’influencer le public, la mise au point permet à Luna de mettre en valeur certains éléments au détriment de l’arrière-plan baigné dans un flou léger, comme si la caméra était myope. Pas d’étonnement lorsque l’on apprend que Bigas Luna voulait réaliser Angoisse en 3D. En découpant les silhouettes de ses spectateurs, il aurait encore un peu plus brouillé les frontières.

    Antoine Oury, Critikat.com
  • avoir-alire.com

    Porté par des acteurs américains qui inoculent une authentique perversité à cette fiction gigogne (excellents Michael Lerner et Zelda Rubinstein, dont la démence déborde de l’écran), Angoisse est un classique intemporel qui délivre une formidable preuve d’amour au 7e art, celui tordu des grands auteurs du mystère (une jolie scène de meurtre évoque Dario Argento et son Ténèbres). Certes, le succès en salle ne fut pas au rendez-vous (en France, le film est passé totalement inaperçu !), mais Angoisse s’est vendu partout dans le monde et aujourd’hui se retrouve même agrémenté d’une édition blu-ray dans nos contrées ! De quoi magnétiser une nouvelle génération de cinéphiles !

    Frédéric Mignard, avoir-alire.com

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  • [email protected] au sujet de : Les Adoptés

      8/10

    Il y a quelque chose de douillet, dans le film,qui est montré au début, et ce dans une invitation à partager les moments intimes des protagonistes. J'ai beaucoup aimé les différents décors, chaque intérieur en reflet des personnages qui l'habitent, la tapisserie fantasmagorique de la chambre du petit garçon, la librairie où se réfugier en cas de pluie, pour y acheter des nouvelles de Raymond Carver par exemple. Toutes ces univers et ces relations sont crédibles, l'amour sororel, la maman célibataire et son fils, la tante et le neveu, tout est juste,pour moi dans la façon de rendre ces relations aimantes, tendres,particulières et puis la soeur rencontre quelqu'un et c'est la passion et c'est merveilleux mais angoissant aussi, et puis il y a le drame et puis quelque chose de l'ordre de la réparation.J'ai beaucoup aimé ce film, la justesse des personnages,leur psychologie,comment ils sont filmés,mais aussi la musique, les décors. Tout contribue à nous emmener ailleurs, et endedans de soi, dans le meilleur.