Rapt
Acteurs
avec Yvan Attal, Anne Consigny, André Marcon, Françoise Fabian, Alex Descas, Michel Voita, Gérard Meylan, Maxime Lefrançois, Christophe Kourotchkine, Sarah Messens, Julie Kaye, Patrick DescampsPitch
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Acteurs :
- : Stanislas Graff
- : Françoise Graff
- : André Peyrac
- : Marjorie
- : Maître Walser
- : le commissaire Paoli
- : le Marseillais
- : Bertaux
- : Jean-Jacques Garnier
- : Véronique
- : Martine
- : Massart
Equipe du film :
- : Lucas Belvaux
- : Lucas Belvaux
- : Pierre Milon
- : Henri Morelle
- : Ricardo Castro
- : Riccardo Del Fra
- : Frédérique Belvaux
- : Nathalie Raoul
- : Danielle Anezin
- : Agat Films & Cie
- : Diaphana
Date de sortie :
- inédit
Informations techniques :
- Couleur
- Long metrage
- Français
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Bonus
Ils en parlent
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Elle
"Yvan Attal est méconnaissable et bluffant dans Rapt, le film vertigineux de Lucas Belvaux."
-
Les Inrockuptibles
"... Le ton du film de Belvaux est très sec, rigide, sérieux (...) Belvaux se contente de décrire les conséquences d’une telle histoire (au fond, peu importe qu’elle soit inspirée par le kidnapping du baron Empain dans les années 1970) dans le contexte de notre époque et de l’état du développement de nos consciences et de nos sociétés. Or, la noirceur de Rapt (titre implacable et tranchant) se situe moins dans les événements qu’il décrit que dans le comportement et la psyché des êtres qu’il nous montre.
Ici, chacun a ses raisons, mais elles ne sont jamais bien belles à avouer. Comme dans l’enlèvement d’Aldo Moro par les Brigades rouges en Italie (événement quasi contemporain de celui d’Empain), il s’avère par exemple très vite que l’enlèvement de Graf arrange beaucoup de monde. Qu’il va enclencher une tempête médiatique qui met sur le devant de la scène la vie privée tumultueuse de l’homme d’affaires. L’enlèvement tourne au jugement, sa famille se détourne de lui, ses amitiés professionnelles volent en éclats, sa vie s’écroule. Son intimité violée, il se retrouve seul, avec l’impossibilité d’échapper à son passé.
Mais le constat n’est pas que psychologique, il est en même temps politique, historique et sociologique. “Dans une telle situation, voici ce qui advient dans notre civilisation”, semble dire Belvaux. Avec, au final une interrogation philosophique très contemporaine : doit-on profiter de son temps de vie comme on l’entend, dans une liberté absolue, sans tenir compte des conséquences de ses actes sur la vie de ses proches ? "
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Libération
"Cet homme, que le scénario fait enlever contre rançon une fois son portrait brossé en deux temps trois mouvements, n’est plus un otage comme les autres, il est une proie dedans comme dehors où les révélations sur sa vie dissolue font la joie momentanée des journaux. En geôle, le PDG change d’allure, se fait Christ, dehors il est un otage qui perd la face. Et perdre ou ne pas perdre la face est la véritable question qui traverse ce film, des cagoules des ravisseurs sans visage (mais sur lesquels Belvaux a un peu forcé le trait, avouons-le) aux mines de circonstance que toute la galaxie Graff va emprunter au fur et à mesure que le roi sera nu, déshabillé par la presse, lâché par ses actionnaires, et jugé par ses proches (Françoise Fabian, royale, en grande bourge qui connaît assez la vie pour en tirer une certaine realpolitique). Drôle de film que Rapt. Ne pas se fier aux traits propres au film noir (enlèvement, rançon) sous lesquels il avance. Ce sont les réactions en chaîne d’une société froidement et uniquement basée sur l’image (que l’on «gère» comme le reste) qui, profondément, l’inquiète. "





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