Films

Le silence de Lorna

Réalisation

de Luc Dardenne, Jean-Pierre Dardenne - Albanie, Belgique - 2007 - 1h46min

Acteurs

avec Arta Dobroshi, Jérémie Rénier, Fabrizio Rongione, Alban Ukaj, Morgan Marinne, Mireille Bailly, Grigori Manoukov, Anton Yakovlev

Pitch

Lorna, jeune Albanaise, est devenue complice de Fabio, un homme du milieu qui manigance mariage blanc et trafics pour ceux qui veulent obtenir la nationalité belge. Seulement Fabio est également prêt à tuer pour parvenir rapidement à ses fins et la vie d'un homme est en jeu. Lorna gardera-t-elle le silence ? Un film noir et politique, haletant, grand prix du scénario au festival de Cannes 2008.

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Acteurs :

  • : Lorna
  • : Claudy
  • : Fabio
  • : Sokol
  • : Spirou
  • : Monique Sobel
  • : Kostia
  • : Andreï

Equipe du film :

  • : Luc Dardenne
  • : Jean-Pierre Dardenne
  • : Luc Dardenne
  • : Jean-Pierre Dardenne
  • : Alain Marcoen
  • : Jean-Pierre Duret
  • : Marie-Hélène Dozo
  • : Monic Parelle
  • : Igor Gabriel
  • : Denis Freyd
  • : Jean-Pierre Dardenne
  • : Luc Dardenne
  • : Rémi Burah
  • : Olivier Bronckart
  • : Sabine de Mardt
  • : Stefano Massenzi
  • : Christoph Thoke
  • : Les Films du Fleuve
  • : Lucky Red
  • : Mogador Films
  • : Archipel 35

Date de sortie :

  • inédit

Informations techniques :

  • Couleur
  • Long metrage
  • Français

Bandes annonces et photos

Thèmes

On vous en parle

  • Matthieu Reynaert (Cinergie) - Entretien avec Arta Dobroshi pour "Le silence de Lorna"

    À 28 ans, Arta Dobroshi, originaire de Pristina, la nouvelle capitale du Kosovo, mais qui se voit plus comme une citoyenne du monde, est la nouvelle trouvaille des frères Dardenne. Et quelle trouvaille ! Un véritable torrent de charme et de spontanéité que Cinergie a rencontré pour vous, l’accent en prime.

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  • Matthieu Reynaert et Jean-Michel Vlaeminckx (Cinergie) - Entretien avec les frères Dardenne pour "Le silence de Lorna"

    C’est peu après leur retour de Cannes, tout auréolés du prix du scénario (leur cinquième distinction en quatre sélections), que Cinergie a rencontré Luc et Jean-Pierre Dardenne. Des cinéastes passionnés et passionnants.

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  • Philippe Elhem (Cinergie) - Les Tumultes du monde : "Le silence de Lorna" de Luc et Jean-Pierre Dardenne

    Dès le début du film, son titre pose problème. Car de quel silence s’agit-il, alors que Lorna parle, répond, questionne, demande, et finira par monologuer comme si, de fait, la parole se révélait être pour elle le fil, précieux - et, in fine, le lien, ténu mais solide - qui lui permettra de rester en vie ? Ou alors faut-il entendre ce silence comme intérieur, et la parole exprimée une tentative de faire taire une conscience que l’on sent pourtant en éveil tant la jeune femme n’a de cesse d’en réprimer le tumulte ? Complice d’un mariage blanc, Lorna l’Albanaise, dont le but est d’obtenir la nationalité belge, de posséder un snack dans la ville de Liège et de vivre avec Sokol dont elle semble si éprise ?
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  • Interview d'Arta Dobroshi

    Quelques heures avant la remise des prix du 11ème festival Cinéma Méditerranéen de Bruxelles, dont elle était l'une des membres du jury, l'interprète du Silence de Lorna nous a accordé une interview sur sa vision du métier et sa collaboration avec les frères Dardenne.

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Ils en parlent

  • Télérama

    Télérama

    " Il y a parfois une scène décisive à partir de laquelle on est acquis à un film. Dans le cas du nouveau Dardenne, ce serait plutôt une ellipse. Sidérante. Une bombe à retardement (on n'en dira pas plus) qui déprogramme le récit auquel nous ont préparés La Promesse, Rosetta, Le Fils et L'Enfant, tous apparentés par un même schéma rédempteur.

    Les précédents héros des frères Dardenne avaient la possibilité de remonter d'un abîme d'abjection morale où ils avaient d'eux-mêmes plongé, souvent poussés par leur situation sociale. Leur trajectoire était nette. Ici, rien de tel. Avec ce trou noir au mitan du film, le parcours du personnage principal devient imprévisible (...)

    Selon la logique de Lorna, éprouver de la compassion pour son mari est une faille, presque une faute, qui met en péril sa stratégie à elle. Quelle place pour ce sentiment surnuméraire ? Quid de l'impératif catégorique moral - le vieux concept d'Emmanuel Kant - supposé vissé dans l'esprit humain ?

    La question des Dardenne, récurrente d'un film à l'autre, est plus que jamais d'actualité, appliquée à l'immigration coûte que coûte, et sur fond d'inégalités sociales vertigineuses, de concurrence effrénée entre les individus. Cette question est aussi a fortiori le moteur d'un suspense dans cet opus haletant qui, avec ses truands et ses trafics, ressemble plus que les précédents à un film noir. "

    Louis Guichard, Télérama
  • Libération

    Libération

    " Le monde dans lequel a été jetée Lorna, née au mauvais endroit, n'est ni celui de Rosetta, sa petite soeur bressonienne, ni celui du Fils, apprenti vengeur. Le bien, le mal (qui travaillent intimement les héros des Dardenne), ici, se cassent vite le nez. La zone franche dans laquelle se débat Lorna était déjà celle de l'Enfant, sitôt né déjà vendu, une zone où le corps est à la fois la marchandise (je t'échange un Belge contre un Russe, papiers à suivre) et le lieu de la transaction (ton silence, ton jeu, ton mensonge, contre l'effacement de toutes traces).

    Il y a tout cela dans Lorna (et même plus encore), mais en silence. Devant le scénario le plus casse-gueule que les Dardenne aient jamais essayé, tentés par un romanesque sous-terrain, sinon par une forme désespérée de romantisme écorché, il y a ce qui se déroule à l'écran, sans explication ou presque, asséché par une suite d'actions en chaîne, engrenage doux mais amer, brutal et fou. Enfin, il y a Arta Dobroshi, cadeau du film, que les frères ont rencontrée à Sarajevo, à qui ils ont demandé d'apprendre le français pour le rôle. En retour, un film qui s'écrit comme naturellement sur elle, sur son visage incroyable, ses mouvements, sa panique, sa capacité d'oubli, son espoir dingue : Lorna à jamais."

    Philippe Azoury, Libération
  • Positif

    Positif

    "Le Silence de Lorna conserve une surprenante gaité de coloris, qui accuse sans doute par contraste l'extrême cruauté des situations, mais concourt aussi à évoquer le courage et la vertu."

    Alain Masson, Positif
  • Le Figaro

    Le Figaro

    " Les frères Dardenne n'ont rien abandonné de leur style. On y retrouve le même  dépouillement qui va à l'essentiel, la même rigueur qui impose une stylisation et cerne leurs personnages, prisonniers d'un destin puis libérés par leur conscience. Et au bout de cette pénible aventure, une manière incomparable d'atteindre au plus près et au plus profond d'une humanité désarmée dans un univers sans issue. "

    Dominique Borde, Le Figaro

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  • Luc Dardenne

    Parmi les grands tandems fraternels du cinéma - frères Coen, Farrelly, Wachowski ou Taviani -, Jean-Pierre et Luc Dardenne, s'ils ne sont pas les...

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  • Jean-Pierre Dardenne

    Parmi les grands tandems fraternels du cinéma - frères Coen, Farrelly, Wachowski ou Taviani -, Jean-Pierre et Luc Dardenne, s'ils ne sont pas les...

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Le silence de Lorna

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  • thomas2 au sujet de : Le Moine

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