Komma
Réalisation
Acteurs
avec Arno Hintjens, Valérie Lemaître, Edith Scob, François Négret, Damien Marchal, Amarante Pigla de Vitry d Avencourt , Serge Larivière, Charles Pennequin, Fabrice Rodriguez, Jean-Luc Couchard, François NeykenPitch
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Acteurs :
- : Peter de Wit / Lars Erickson
- : Lucie Brückner
- : Hélène Brückner
- : Edward
- : l'ami du réceptionniste de l'hôtel miteux
- : Lucie enfant
- : le réceptionniste de l'hôtel miteux
- : le poète
- : l'homme aux gants
- : l'infirmier à la morgue
- : le guitariste
Equipe du film :
- : Martine Doyen
- : Valérie Lemaître
- : Hugues Poulain
- : Valérie Grall
- : Martine Doyen
- : Isabelle Lhoas
- : Matyas Veress
- : Marc Engels
- : Jeff Mercelis
- : Isabelle Filleul de Brohy
- : Jean-Luc Ormières
- : Philippe Kauffmann
- : Vincent Tavier
- : Guillaume Malandrin
- : Moviestream Filmed Entertainment
- : Be-TV
- : La Parti Productions
- : OF2B Productions
- : RTBF - Radio Télévision Belge Francophone
Date de sortie :
- inédit
Informations techniques :
- Couleur
- Long metrage
- Anglais
Bandes annonces et photos
Bandes annonces
Thèmes
Ils en parlent
-
Le Monde
" Disons, pour aller vite, que ce premier long métrage d'une cinéaste venue des arts plastiques se situe, sans égaler la perfection du premier, dans la lignée d'un David Lynch ou d'une Teresa Villaverde. Martine Doyen nous invite à errer dans un monde léthargique, une zone floue entre l'hébétude et l'état engendré par une absorption de cognac ou de somnifères.
Sélectionné en 2006 à Cannes, à la Semaine de la critique, Komma se présente comme une rêverie, sombre et ludique à la fois, à partir d'une hypothèse de conte pour enfants : la rencontre entre un mythomane et une amnésique. Ces protagonistes transpirent un passé douloureux dont nous ne percevrons que d'infimes échos : coma éthylique et crise cardiaque pour lui, harcèlement sexuel et rapport conflictuel avec une mère richissime pour elle.
Le film les saisit au moment où, revenant d'entre les morts ou d'un mystérieux martyre, ils se voient offrir une renaissance. Lui, Peter, interprété par le chanteur belge Arno, reprend conscience dans une morgue dont il s'extirpe après avoir endossé l'identité d'un cadavre. Elle, Lucie, interprétée par la coscénariste, rouvre les yeux chez une acupunctrice qui l'avait recouverte d'un linceul doré, et gère son quotidien en somnambule. Ce qui advient des deux déphasés au sortir du cirage échappe au piège conceptuel de ce point de départ.
Sans abandonner tout à fait ses abstractions poétiques, et en évitant les épisodes convenus, Martine Doyen imagine pour ses personnages un périple d'autant plus troublant qu'il est cadré dans un réel vraisemblable. Ce qu'entreprend Peter après avoir recueilli Lucie dans un bar n'est qu'une évasion plausible, la réalisation d'un rêve innocent dans un univers de brutes.
Se faisant passer pour un businessman suédois, Peter s'invente un CV de globe-trotter : séjour au Pérou, appartement à Bruxelles, week-end à Hongkong. Il n'a aucun mal à se faire passer pour un ex auprès de celle qui a perdu la mémoire et qu'il kidnappe pour lui faire découvrir un château en Bavière. Le mort-vivant joue au Prince charmant avec la Belle au bois dormant.
On peut chercher les clés, dans Komma. Se demander si le chignon de Lucie (sculpteur adepte des performances) fait référence à Magritte ou au Vertigo, d'Alfred Hitchcock, si le mur de verre qui explose sous les assauts de l'eau et du feu est celui qui séparait réel et imaginaire. On peut déceler des traces d'enfance, ou se contenter d'assister en complice à cette parenthèse dans la vie de deux êtres énigmatiques."
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Télérama
" Avant tout, il y a le personnage décalé, clown magnifique et triste qu'interprète le chanteur Arno. Il s'appelle Peter De Wit et commence par effrayer le gardien de nuit de cette morgue où il émerge après un coma éthylique. Puis ce drôle de type emprunte le fric et l'identité d'un homme d'affaires, réellement mort, lui, et le voilà métamorphosé en Lars Erickson, important businessman suédois. Cet homme sans passé croise ensuite la route d'une femme sans mémoire, une artiste d'avant-garde totalement paumée (Valérie Lemaître) qui fuit un amant trop absent (François Negret) et une mère trop présente (Edith Scob, qui, en deux scènes, trouve le ton du film, entre ouate et stridence).
Martine Doyen propulse ces deux êtres qui se cherchent et se fuient d'une Belgique à une Bavière extravagante. Tout près du château de Neuschwanstein, qui inspira Walt Disney pour La Belle au bois dormant, le passé de l'héroïne – tout d'angoisses et de complexes – se révèle lors d'une scène intrigante, troublante et ambiguë. La jeune réalisatrice parvient à créer, tout du long, un climat proche du rêve éveillé, du cauchemar qui menace. On pourra lui reprocher quelques longueurs – surtout vers la fin. Mais une vraie personnalité émerge de ce premier film bizarre, inspiré, qui se clôt, en fait, comme il avait commencé, avec ce héros en attente, suspendu, au sens propre, cette fois, entre la vie et la mort. En flamand, komma signifie pause, virgule…"
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Le Point
" Martine Doyen ne manque pas d'audace scénaristique. Sa fiction provoque des rencontres de hasard souvent stimulantes et fait preuve d'une réelle inspiration dans le registre de l'absurdité inquiétante."























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