Aaltra
Réalisation
Acteurs
avec Gustave Kervern, Benoît Delépine, Jan Bucquoy, Céline Normand, Fred Martin, Isabelle Delépine, Pierre Carles, Pierre Ghenassia, Gérard Contejean, Michel de GavrePitch
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Acteurs :
- : l'ouvrier agricole
- : Monsieur Vives, le banlieusard
- : l'amant
- : une infirmière
- : Monsieur Sénac, le collègue
- : Isabelle, la femme
- : le docteur
- : le patron
- : l'homme chinois
- : le fermier
Equipe du film :
- : Isabelle Girard
- : Isabelle Girard
- : Isabelle Girard
- : Hugues Poulain
- : Jackson Elizondo
- : Benoît Delépine
- : Gustave Kervern
- : Anne-Laure Guégan
- : Benoît Delépine
- : Laurent Cercleux
- : Gustave Kervern
- : Ad Vitam
- : La Parti Productions
- : OF2B Productions
Date de sortie :
- 23/06/04
Informations techniques :
- Noir et blanc
- Long metrage
- Français
Thèmes
Ils en parlent
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Le Monde
"Une comédie d'une forme totalement nouvelle, qui ne doive rien à personne sinon à la rencontre de deux cultures, de deux imaginaires généreux et foisonnants, c'est rare et c'est rafraîchissant."
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Les Inrockuptibles
" ... humour à combustion lente, où l'étendue catastrophique ou cocasse d'une situation n'apparaît vraiment qu'en fin de séquence, ou après quelques plans. Cela a pour effet de diluer l'humour, de le différer, mais aussi de le rendre encore plus paradoxal et percutant (...) Ce road-movie (...) reste fidèle à l'humour bête et méchant des origines grolandaises des réalisateurs. Il en résulte un film à la fois plastiquement beau et vraiment hilarant."
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Le Nouvel Observateur
"Aaltra étonne et fait rire, surprend et nettoie le regard."
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Le Soir
"Si vous aimez l'humour qui vient du froid et le regard kaurismakien sur les gens, si vous aimez le fessier de Benoît Poelvoorde, les tirades de Noël Godin et les talents de chanteur de Bouli Lanners, courez voir « Aaltra »"
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Le Soir
EXTRAIT ENTRETIEN
"Avec « Aaltra », on ne voulait par faire un film « contre », car c'était de nouveau enfoncer des portes ouvertes. On voulait montrer des gens victimes du système mais qui restent dignes et vivent des aventures plus intéressantes que n'importe quelle vie de patron devant sa piscine en Californie. Pour nous, c'est ça l'Europe : des gens dignes qui tiennent debout dans ce merdier. Surtout ne pas se laisser aller aux gags ou au sentimentalisme à l'américaine.
Ne fallait-il pas passer par le « Michael Kael contre la World News Company » qu'a joué Benoît Delépine pour arriver à « Aaltra » ?
Sûrement. On a essayé de faire une oeuvre artistique à notre niveau et avec très peu de moyens.On est moins frontal et plus subtil. La grande leçon de « Michael Kael contre la World News Company » fut que ce n'était pas un film mais un album de BD.
Pour « Aaltra », on est parti avec une idée d'histoire et on a laissé faire la spontanéité. Acteurs majoritairement amateurs, pas de story-board. Le film se jouait dans la seconde. Donc, on prenait le temps de savoir où placer la caméra. Ce film devait être le condensé de nos rencontres, de nos expériences passées, de notre vécu... On se voulait libres dans les limites imposées par les exigences du budget réduit : pas plus de deux prises par scène.
Le film a vraiment commencé et a pris sa forme quand on s'est retrouvé en Picardie dans un grand champ de blé avec la moissonneuse-batteuse arrivant sur la caméra noir et blanc. Hors de question qu'on coupe ce plan. On nous prenait pour des cinglés car il dure 3 minutes. On a résisté et opté pour la longueur. On ne voulait pas jouer dans le rythme habituel qu'on voit toute la journée.
Très nordique comme film !
Absolument. D'où l'importance d'avoir Kaurismaki dans notre film. Car c'est un maître absolu dans ce genre de cinéma. Il arrive à donner une dignité incroyable à ses personnages. Le fond social est terrible, mais les personnages tiennent superbement debout. Kaurismaki continue dans cette voie en totale indépendance.
Ce fut facile de le convaincre de jouer dans « Aaltra » ?
On a eu une chance extraordinaire, car, même dans ses films, il n'a jamais joué la comédie. Et on ne pouvait même pas utiliser des casiers de bières belges pour le convaincre puisqu'il a arrêté de boire ! Dans la série «Grolandsat» sur Canal +, on l'avait décoré de «l'ordre des arts et des litres» et on lui faisait dire que même un bon film ne serait jamais supérieur à une mauvaise bouteille. Il en avait eu écho et cela l'avait fait rire. Il avait lu aussi un article où on disait combien son cinéma était magistral et indispensable. Donc, quand on lui a envoyé notre projet, il l'a lu et a dit oui.
La rencontre fut géniale, même si, jusqu'à la dernière minute, on n'était pas certains qu'on pourrait tourner avec lui. On est allé en Finlande, dans son village. Il nous avait prêté sa caserne de pompiers pour une scène, mais, de lui, pas de nouvelles. Et puis, lors de la pause de midi dans un resto du coin, le dernier jour du tournage, il est arrivé, s'est attablé, n'a rien dit. A la fin du repas, il s'est levé en affirmant qu'en Finlande il y a une tradition qui veut que ce soient les acteurs qui paient le repas... et il est allé régler la note ! Notre rêve se réalisait. Rien que d'en parler on en a encore des frissons !"























Vous en parlez
Un des meilleurs films belges, si seulement il n'était pas français...
Sans parler de la scène de Bouli Lanners, à faire figurer dans toutes les anthologies du cinéma.