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Vitor Pinto (Cinergie) - Dominique Abel et Fiona Gordon à propos de "L'Iceberg"

Introducton

Après de longues années au théâtre et trois courts (Merci Cupidon, Rosita et Walking on the wild side), Fiona Gordon et Dominique Abel ont gardé leurs influences clownesques pour leur long métrage. Co-réalisé avec le français Bruno Romy, lui aussi acteur et compagnon de route, L'Iceberg a fait un tabac dans plusieurs festivals (de San Sébastien à Kiev, de Tübingen à Zagreb…), en permettant aux divers publics de (re)découvrir une comédie physique dans le style de Buster Keaton. Le film, nous avoue le duo burlesque, est une histoire "simple et universelle", où les mots cèdent la place à l'expression des corps et où le mouvement des acteurs supplante les motivations des personnages.

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C. : Pourquoi avez-vous décidé de passer derrière la caméra ?

Dominique Abel : En tant qu'acteurs de théâtre – dans notre univers clownesque - nous étions déjà inspirés par le cinéma parce que nos héros étaient Chaplin, Keaton, Tati… C'est comme si nous n'avions jamais quitté le milieu.

Fiona Gordon : Moi, j'ai toujours voulu faire du cinéma, mais c'est le théâtre qui est arrivé d'abord. Le cinéma – plus difficile à maîtriser techniquement – est venu plus tard. Nous ne sommes pas des acteurs de théâtre qui ont transité au cinéma. On est un duo burlesque qui fait du théâtre et du cinéma.

C. : Voulez-vous garder ce style burlesque ou avez-vous envie d'essayer d’autres registres?

D.A. : Nous n'avons pas choisi ce style-là, c'est le style qui nous a choisi ! Notre univers burlesque va évoluer, mais je n'arrive pas à m'imaginer en train d'entreprendre un film sans inventer l'histoire et la forme; ce qui n'est pas toujours le cas chez les cinéastes. Pour moi, il y a une intervention sur les couleurs, sur les matières, sur les décors, sur les choix des costumes, tout ce qui compose l'image fait partie du dialogue.F.G. : Notre premier but n'est pas de faire du "bon" cinéma. Nous avons envie de toucher les gens avec la façon d'être de nos personnages. On diffère peut-être des autres cinéastes parce que le plus important pour nous, ce n'est pas de maîtriser le langage cinématographique. Pour nous, tout doit partir du personnage.

C. : Qu'est ce qui est à l'origine de L'Iceberg ?

D.A. : Bruno nous a proposé un certain nombre de petites idées sur papier : une femme enfermée dans une chambre froide, une femme qui partait vers un iceberg… On en a pris quelques unes. F.G. : C'était assez simple et universel : l'idée que nous pouvons tout laisser tomber et recommencer ailleurs.D.A. : Nous cherchons des histoires simples dans lesquelles notre univers clownesque puisse s'épanouir. On ne peut pas avoir un scénario bétonné avec des rebondissements et beaucoup de dialogues. Il faut qu'il soit simple, parce que c'est dans la manière de jouer que tout se passe.

Retrouvez cet article sur le site de www.cinergie.be

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  • joffreym au sujet de : Salaam Isfahan

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    Un dispositif inventif qui nous fait découvrir Isaphan par ses habitants.