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Entre-deux : « One Last Thing » d’Alex Steyermark

Introducton

Qu’est-ce que vous feriez s’il ne vous restait que quelques jours à vivre ? Dylan a choisi, il veut passer un week-end, seul, avec le top-model vedette du moment, Nikki Sinclaire.

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A partir de cette prémisse simple, qui pourrait donner lieu à une comédie potache, le film dérive vers d’autres horizons, ne négligeant jamais le côté sombre ni le côté léger de son entreprise. Naviguant constamment entre deux eaux, entre la gravité de la situation dans laquelle se trouve le héros et la superficialité de son vœu, le scénario ne cesse de mettre en rapport deux pôles opposés et de les équilibrer, qu’il s’agisse de la superficialité de la mode ou de la télévision et de la dureté de la maladie, de la vie et de la mort ou encore du rêve et de la réalité.

Le rapport entre deux réalités opposées est mise en images dans une scène en particulier, lorsque Dylan regarde, par l’intermédiaire de la télévision, son père décédé lui parler de la vie et de la mort. Après un champ/contre-champ introductif montrant Dylan en face de la télévision, un rapprochement insidieux de la caméra, effaçant les bords de la télévision, abat les cloisons et transgresse les frontières de l’écran entre réalité et image filmée, entre vie et mort, entre présent et passé. En plaçant Dylan sur un pied d’égalité avec son père, le film le précipite dans un entre-deux, entre sa vie passé et ce qui l’attend, c’est-à-dire une éventuelle deuxième vie à laquelle il ne croît pas trop.

Ce qui a été préfiguré visuellement par ces plans sont alors traduit scénaristiquement, lorsque Dylan se rend à New York pour retrouver Nikki Sinclaire. Cette ville apparaît comme un lieu de transition entre deux vies, deux réalités, où Dylan ne cesse de reconnaître son père dans les traits d’un chauffeur de taxi ou encore d’un policier.

Après avoir trouvé Nikki, objet symbolique de sa quête initiatique, Dylan plonge petit à petit dans un rêve éveillé, le dernier qui lui est permis, et en le réalisant, ce rêve si banal de passer du temps avec la plus belle femme du monde, il s’achemine en douceur vers une fin inéluctable mais acceptée comme telle. En lui accordant ce rêve éveillé, la fille de ses pensées lui permet de s’endormir le sourire aux lèvres.

Thibaut Grégoire pour UniversCiné

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  • joffreym au sujet de : Salaam Isfahan

      0/10

    Un dispositif inventif qui nous fait découvrir Isaphan par ses habitants.