Dimitra Bouras et Phillipe Simon (Cinergie) - entretien avec Anne Lévy-Morelle autour de "Manneken Pis, l'enfant qui pleut"
Introducton
Rencontre avec une conteuse.
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Cinergie : Le générique de ton film se termine par « Ceci est une épopée authentique ». Pourquoi cette référence ?
Anne Lévy-Morelle : Au moment où on a dû classifier mon premier film, Le Rêve de Gabriel, je n'avais pas envie d'utiliser le mot documentaire, non pas que je n'aime pas le documentaire, au contraire, j'adore ça, mais c'est un mot qui, dès qu'on sort de la profession, pose problème, parce que les gens s'attendent à être documentés, d'une manière scolaire et parfois ennuyeuse ! Sur l'affiche du Rêve de Gabriel, nous avons écrit « une histoire épique et vraie ». J'aimais bien la balance entre ces deux mots. Il y a la notion de documentaire de création, de cinéma du réel, mais aussi un certain nombre de choses en plus, et notamment, le «souffle épique», où l'on retrouve cette dimension de collectivité. Pour Manneken Pis, j'ai voulu donner cette couleur, cette construction narrative. C'est la raison pour laquelle j'ai rencontré beaucoup de monde, ce qui m'a permis de traiter d'un même sujet, le Manneken Pis, au travers de plusieurs personnes, mais comme s'il s'agissait d'une seule à multiples voix et visages. Sans pour cela tomber dans l'instrumentalisation, et c'est là que cela devient un défi cinématographique, que c'est un casse-tête et donc que cela m'amuse. J'ai voulu faire un film très composé dans sa dramaturgie tout en gardant l'authenticité des propos des intervenants. Je n'ai pas écrit ce qu'ils disent. J'ai une fascination pour les tableaux de Bruegel où il n'y pas un personnage principal, mais où c'est l'ensemble du tableau, composé d'une multitude d'individualités, qui est le personnage principal.
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joffreym au sujet de : Salaam Isfahan
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